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Le réseau juif européen pour Israël, pour la paix
et pour la solution à deux Etats

Jewish European network for Israel, for peace
& for the two States solution

Version française (please see English version below)

elections
Les listes en course pour le « second round » des élections israéliennes sont déposées depuis le 1er août. Il y en aura 32 cette fois-ci, soit 15 de moins qu’en avril. Selon les derniers sondages, seules 9 d’entre elles devraient franchir le seuil d’éligibilité de 3,25 % des votants, soit 4 députés ; ce qui sera un record à la baisse, car depuis 1948 le nombre de partis représentés à la Knesset a varié entre 10 à 15.

Depuis le vote de la dissolution de la 21ème Knesset en avril dernier, devant l’incapacité de Netanyahou de constituer un gouvernement, le mot clé qui a dominé la vie politique israélienne a été celui de regroupement. Instruits par les dernières élections qui avaient vu des listes ne pas franchir le seuil minimum, notamment à droite, les partis, à droite comme à gauche, ont cherché à constituer des listes communes.

A la droite du Likoud, Ayelet Shaked, ministre de la justice du gouvernement précédent, sous l’égide de laquelle ont été votées un certain nombre de lois menaçant le fonctionnement de la démocratie israélienne comme « la loi de l’État-nation », est devenue la femme politique la plus importante du pays en prenant la direction des partis de la droite religieuse. Numéro deux, derrière Naphtali Bennett, de la liste de Hayamin Ha’hadash (la Nouvelle droite) – un parti qu’ils avaient créé ensemble mais qui n’avait pas passé le seuil électoral en avril -, elle avait pourtant tenté de revenir au Likoud suite à la dissolution de la Knesset. Mais devant le refus de Netanyahou, suite au veto de sa femme Sarah, Shaked a su se servir de sa forte popularité auprès de l’électorat de droite pour prendre dans un premier temps la direction du parti de la Nouvelle droite, puis dans un second temps convaincre les leaders du mouvement sioniste religieux à accepter la fusion de leurs listes sous sa direction. En effet, malgré les pressions exercées sur lui par Netanyahou - préférant voir deux listes à la droite du Likoud, pour éviter la perte de voix -, le rabbin Peretz, dirigeant de l’Union des droites et actuel ministre de l’Education du gouvernement transitoire a accepté que ce nouveau parti né de la fusion soit dirigé par une femme laïque. Shaked a essayé par la suite jusqu’à la dernière minute à intégrer dans sa liste les Kahanistes racistes de Otsma Yehudit (Puissance juive) et la liste de Zehout (Identité) du rabbin Moshé Feiglin. Mais Naphtali Bennett s’est opposé à cette fusion, craignant qu’une alliance avec ces extrémistes n’effraient les plus libéraux parmi ses électeurs les menant alors à voter pour des listes plus centristes. On peut espérer ne pas avoir ainsi de représentants Kahanistes dans la future Knesset.

Le Likoud reste le parti dominant à droite, mais il ne semble pas que Netanyahou sera en mesure, pas davantage qu’en avril, de constituer un gouvernement en s’alliant uniquement avec cette nouvelle liste de droite et les partis orthodoxes.

Avigdor Lieberman, avec sa liste Israël Beteinou (la Maison juive) est d’ores et déjà le gagnant de ces nouvelles élections avec les 10 députés annoncés par les sondages. C’est pour cela que Netanyahou a choisi de le prendre pour cible en le présentant comme « gauchiste » et d’axer sa campagne sur les électeurs russes, socle des supporters de Lieberman. Il essaie en ce moment d’organiser une visite de Poutine en Israël la veille des élections pour montrer qu’à la différence de ses concurrents il évolue, comme le dit sa publicité, dans « une autre ligue » parce que soutenu par les principaux leaders dans le monde. Lieberman a clairement annoncé qu’il appellerait à la constitution d’un gouvernement d’union nationale avec le Likoud, Bleu Blanc et Israel Beteinou. Et s’il ne réussissait pas à le faire, devant un éventuel refus de Bleu Blanc de participer à un gouvernement dirigé par Netanyahou s’il était mis en examen, il demanderait alors au Likoud de désigner un autre candidat comme Premier ministre. Devant ce danger, la « famille Netanyahou » et ses fidèles au sein du Likoud, craignant plus que tout une mise à l’écart de Bibi comme étant la première étape vers la prison, ont exigé et obtenu l’engagement signé par les 40 premiers candidats du Likoud à ne pas choisir un autre leader comme Premier ministre.

La liste centriste Kahol Lavan (Bleu Blanc), dirigée par Benny Gantz, continue selon les sondages à faire jeu égal avec le Likoud. Mais le réservoir de voix à sa gauche ne lui permet pas d’espérer, à l’heure actuelle, de constituer un gouvernement centre gauche.

L’évènement majeur à gauche a été le «come back» d’Ehoud Barak. Personnalité controversée et non aimée par une partie du public, il n’en est pas moins le seul à avoir battu Netanyahou lors des élections de 1999. Il a dans un premier temps créé une liste avec différentes personnalités comme Yair Golan, ancien chef d’Etat-major adjoint, et la professeure Yifat Biton, très engagée sur les luttes sociales et candidate sur la liste Gesher en avril. Puis il a participé à la création de L’Union démocratique avec le Meretz et plusieurs personnalités venues du Parti travailliste comme Stav Shaffir, qui avait été battue par Amir Peretz pour prendre la direction de ce parti, l’ancienne vice-présidente des verts israéliens et le rabbin à la tête du mouvement libéral en Israël.

Quant au Parti travailliste, son nouveau président Amir Peretz a choisi de s’allier avec la liste Gesher qui n’avait pas réussi à franchir le seuil minimum en avril. Gesher est une liste avec un programme très social, dirigée par Orly Levy-Abekasis, une personnalité située plutôt à droite. Mais elle est aussi la fille de l’ancien député David Levy, allié de Rabin en 1992. Malgré certaines oppositions au sein du Parti travailliste – dont celle de Shaffir qui l’a quitté - , Peretz a voulu par cette fusion attirer l’électorat des villes de la périphérie, votant traditionnellement à droite, mais pouvant être séduit par ce tandem composé par deux dirigeants d’origine marocaine, habitant l’un à Sderot et l’autre à Tibériade.

Enfin les quatre « partis arabes » ont réussi à s’entendre pour reconstituer la Liste Arabe Unie qui leur avait permis d’obtenir 13 députés en 2015. Mais cet accord sera-t-il suffisant pour remobiliser un électorat qui s’est distingué en avril par un fort taux d’abstention ? C’est une des clés des futures élections. En attendant, selon un récent sondage, seulement 42 % des Israéliens arabes ont déclaré être certains d’aller voter en septembre, alors que 26 % s’abstiendraient et 32 % hésiteraient encore. 34 % des abstentionnistes expliquent leur refus de voter par le sentiment que leur vote n’a aucune influence sur leur quotidien, 34 % par déception de la Liste Arabe Unie, 14 % pour des raisons idéologiques, 6 % à cause de la loi Etat nation » et le reste pour d’autres raisons.

A 6 semaines des élections, les seules certitudes actuelles sont les suivantes:
  • Seulement 3 partis sur les 9, potentiellement présents dans la prochaine Knesset, appellent inconditionnellement à un gouvernement dirigé par Netanyahou : le Likoud et les deux partis orthodoxes (Yaadout Hatorah et Shas). La liste des droites unies dirigée par Shaked est divisée sur cette question ; Bennett et Shaked s’opposant à soutenir un candidat s’il devait être mis en examen.
  • Lieberman ne participera pas à une coalition composée des partis de droite et des orthodoxes.
  • Un gouvernement d’union nationale ne pourrait voir le jour que sans Netanyahou, à moins que le juge d’instruction ne décide de mettre fin aux procédures juridiques à son encontre, ce qui semble peu probable.
  • Il n’y aura pas de 3ème tour, ce qui ouvre la porte à plusieurs scénarios.
Pour l’instant, la campagne n’a pas encore vraiment commencé. Et dans la torpeur de l’été, les camps s’observent et réagissent à la moindre des déclarations ou des vidéos postées par les candidats sur les réseaux sociaux. Il serait temps que les partis arrêtent ce jeu des petites phrases et présentent leurs propositions pour répondre aux véritables problèmes concernant le quotidien et l’avenir des Israéliens, s’ils veulent réussir à les motiver à voter à ces élections, les 3èmes en un an, en comptant les élections municipales d’octobre 2018.

Il serait temps qu’Israël s’engage dans une autre direction où soit renforcée sa démocratie en garantissant, notamment, l’indépendance de la Cour suprême et le droit des minorités et en amendant la « loi de l’État-nation » dans l’esprit du texte de la Déclaration d’Indépendance ; une direction où, à la différence d’aujourd’hui, soient développées les valeurs de tolérance entre les différentes composantes de la nation, sans que l’une d’entre elles ne cherche à imposer ses convictions à l’autre ; une direction où enfin soit recherché de façon active un accord avec les Palestiniens sur la base de deux États qui mette fin à l’occupation et garantisse l’avenir d’Israël comme Etat juif ET démocratique.

En juillet dernier, Netanyahou est devenu le Premier ministre le plus longtemps en poste depuis la création du pays, dépassant en longévité David Ben Gourion. Cet évènement, très largement commenté dans les médias, a suscité la comparaison de l’héritage des deux hommes. On laissera aux historiens futurs le soin de faire ce travail. Néanmoins, et compte tenu de la situation politique actuelle, le sentiment qu’Israël était entré, d’ores et déjà, dans l’ère post Netanyahou, était présent dans beaucoup des commentaires. L’avenir proche nous le dira !



« Soirée post électorale ... Et maintenant ? » : Lundi 23 septembre à 20h30 nous vous invitons à participer à une soirée post électorale alors que seront connus les résultats définitifs des élections israéliennes.
Claudine Korall et David Chemla, à leur retour d’Israël, nous feront part de leurs impressions sur les derniers instants de la campagne et analyseront les différents scénarios possibles pour constituer un gouvernement.

Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, 75003 Paris
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English version


The lists in race for the "second round" of the Israeli elections have been tabled on August 1st. 32 lists this time, 15 less than in April. According to the last polls, only 9 of them should cross the eligility threshold of 3,25% of the voters, namely 4 deputees; it will be a record low: since 1948, the number of parties represented in the Knesset has varied between 10 and 15.

Since the vote for the dissolution of the 21st Knesset last April, because of Netanyahu's inability to establish a government, the key word of the Israeli political life has been "grouping". Having learned from the experience of last elections, during which some lists did not cross the minimum threshold, mostly on the right side, right and left parties have tried to establish common lists.

On the right of Likud, Ayelet Shaked, Minister of Justice for the previous government, under whose ægis have been voted numerous laws threatening the workings of the Israeli democracy, such as the "Nation State Law", became the most important political woman of the country by taking the leadership of the religious right parties. Number two, behind Naphtali Bennett, of the Hayamin Ha"hadash (the New Right) list—a party they had created together, that did not cross the minimum threshold last April—she had nonetheless tried to come back to the Likud following the dissolution of the Knesset. But after Netanyanu refused, complying with his wife's Sara's veto, Shaked took advantage of her high popularity among right voters to take the leadership of the New Right party to begin with, and then to convince the leaders of the Zionist religious movement to accept the merging of their lists under her leadership. In spite of the pressure placed upon him by Netanyahu—who preferred to have two lists on the right of the Likud, in order to avoid a loss of votes—, Rabbi Peretz, leader of the Rights Union and current minister of Education in the transitional government, accepted the leadership of that new party born of a merging to be held by a secular woman. Shaked then tried till the last minute to include in her list the racist Kahanists of Otsma Yehudit (Jewish Power) and the Zehout list (Identity) of Rabbi Moshe Feiglin. But Naphtali Bennet opposed that merging, fearing that an alliance with those extremists might scare his most liberal electors, encouraging them to vote for centrist lists. In that case we may hope there won't be any Kahanist representative in the next Knesset.

The Likud is still the ruling right party but it seems that, like in last April, Netanyahu won't be able to form a government by joining forces only with that new right list and orthodox parties.

Avigdor Lieberman, with his list Israel Beteinu (the Jewish House), is already the winner of these new elections with the 10 deputees promised by the polls. For this reason, Netanyahu chose to target him by presenting him as a "leftist" and to focus his campaign on the Russian voters, electoral base of Lieberman's supporters. He is now trying to invite Putin to Israel on the eve of elections in order to show that unlike his competitors, he is "way out of their league", to use the terms of his electoral advertising, since he is supported by the main leaders in the world. Lieberman clearly announces that he would call to the establishment of a national unity government with Likud, Blue White and Israel Beteinu. And if he did not succeed in so doing, in case Blue White refused to participate in a government led by Netanyahu if he were to be indicted, he would then ask the Likud to appoint another candidate as Prime Minister. Facing that threat, the "Netanyahu family" and its followers within the Likud, fearing more than anything else Bibi's marginalization as a first step to jail, required the first 40 Likud candidates to undertake in writing to choose no other candidate than Netanyahu.

The centrist list Blue White led by Benny Ganz is still neck and neck with the Likud, according to the polls. But the potential additional votes to its left does not allow it to hope, for the time being, to form a center left government.

The major event to the left has been Ehud Barak's comeback. Controversial personality, disliked by part of the public, he is however the only one to have defeated Netanyahu during the 1999 elections. He has first created a list with various personalities like Yair Golan, ex-Deputy Chief of Staff, and Professor Yifat Biton, very much involved in social fights and candidate on the Gesher list in April. He then participated in the creation of the Democratic Union with the Meretz and several personalities from the Labour Party like Stav Shaffir, beaten by Amir Peretz for the leadership of that party, the ex-vice-president of the Israeli green party and the Reform leader.

As for the Labour Party, its new president Amir Peretz chose to join forces with the Gesher list that was unable to cross the minimum threshold last April. Gesher is a list with a social agenda, led by Orly Levy-Abecassis, a rightist personality. But she is also the daughter of the ex-deputy David Levy, an ally of Rabin in 1992. In spite of a few conflicts within the party—and Shaffir's decision to leave it—Peretz was willing, with this merging, to attract the electors of suburban towns, voting traditionally for the right, but who might be drawn by this tandem of two leaders of Moroccan origin, one living in Sderot and the other in Tiberiade.

Finally, the four "Arab parties" reached an agreement in order to piece together the United Arab List that allowed them to obtain 13 deputees in 2015. But will this agreement be enough to mobilize again an electorate that characterized itself last April by a low voter turnout ? It will be one of the keys of the future elections. Meanwhile, according to a recent poll, only 42% of the Arab Israelis have said they would vote for sure next September, 26% said they would abstain, and 32% were still hesitating. 34% of the absentionists explain their decision by the feeling that their vote has no influence at all on their everyday life, 34% by the disappointment inspired by the United Arab list, and 14% invoke ideological reasons, 6% abstain because of the Nation State Law, and the rest for various reasons.

Six weeks before the elections, all we know for certain is that:
  • Only 3 parties out of 9, potentially present in the next Knesset, call unconditionally to the formation of a government led by Netanyahu: the Likud and the two orthodox parties (Yaadut Hatorah and Shas). The list of the United Rights led by Shaked is divided on that issue; Bennet and Shaked being opposed to the support of a candidate if he were to be indicted.
  • Lieberman won't participate in a coalition composed of rightist parties and orthodox ones.
  • A government of National Union could exist only without Netanyahu, unless the investigating judge decides to put an end to the legal procedure against him, which seems unlikely.
  • There will be no 3rd round, which opens the door to several scenarios.
For the time being the campaign has not really started yet. In the summer drowsiness, opposing political camps observe each other and react to the least statement or video posted by candidates on social networks. It is about time for parties to stop playing with little phrases and present their proposals in order to answer to the real problems concerning the everyday life and the future of Israelis, if they wish to motivate them to vote in these elections, the third elections in one year, if we count the municipal elections of October 2018.

It is time for Israel to embark on an new direction, in order to strengthen democracy by guaranteeing, for example, the independence of the Supreme Court and the right of minorities, and by amending the "Nation State Law" in the spirit of the text of the Declaration of Independence; a direction allowing—which is not true today—to develop values of tolerance between the different components of the nation, without letting any of them impose its convictions on the others; a direction allowing at last to search actively for an agreement with Palestinians on the basis of two States, which would put an end to occupation and guarantee the future of Israel as a Jewish AND democratic State.

Last July, Netanyahu became the longest-serving Prime minister since the creation of the country, exceeding the longevity of David Ben Gurion. That event, largely commented in the medias, elicited the comparison of the inheritances left by both men. We leave to future historians the task of analyzing it. However, and given the current situation, the feeling that Israel had already entered the post-Netanyahu era was present in most comments. The immediate future will tell us if it is true !
To continue to help all the people in Israel fighting to overcome the fears and the mutual distrusts and to restore hope for a different future in both populations we do need your support.

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Ils sont à l'origine de l'Appel à la Raison lancé au Parlement Européen le 3 mai 2010 et signé depuis par près de 8000 personnes dont Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, (...).

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