JCall rassemble les citoyens juifs européens et les amis d’Israël
qui aspirent à une paix au Proche-Orient reposant sur un accord entre
Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux États».
Alors que, lors de l’offensive de Tsahal contre les forces du Hamas à Gaza en novembre 2012, les prises de position des européens avaient plutôt été favorables à l’état d’Israël, « compte tenu de l’agression dont sa population faisait l’objet par des tirs de missiles d’une manière incessante», cette fois les portes paroles de l’Europe ont clairement fait connaître leur désapprobation par rapport à la politique de colonisation du Premier ministre, Benjamin Netanyahou. Les membres de l’Union européenne et ses instances viennent de dénoncer quasi unanimement le projet du gouvernement israélien de lancer de nouvelles constructions dans la zone E1, qui se situe entre Jérusalem et Maalé Adoumim.
Réunis à Bruxelles le 10 décembre, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, qui réunit régulièrement les ministres responsables de la diplomatie des pays adhérents à l’Union, a fait savoir queL’Union européenne était « profondément consternée par les projets israéliens d’extension des colonies de peuplement en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, et notamment par les projets visant à étendre la zone E1, et s’y oppose fermement. S’il est mis en œuvre, le projet relatif à la zone E1 compromettrait gravement les perspectives d’un règlement négocié du conflit en remettant en cause les possibilités de voir un État palestinien d’un seul tenant et viable et Jérusalem en tant que future capitale de deux États ». Source
Pour sa part, le Parlement européen, qui siégeait en séance plénière, a adopté la résolution suivante le 13 décembre 2012 : « La construction de nouvelles colonies annoncée par le gouvernement israélien rendrait impossible la création d’un Etat palestinien souverain, viable et d’un seul tenant, étant donné qu’elle diviserait la Cisjordanie, font observer les députés. Ils soulignent que les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, illégales au regard du droit international, doivent cesser immédiatement ». Pour faire bonne mesure, les parlementaires européens condamnent dans la même résolution « les déclarations du chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, rejetant la reconnaissance de l’État d’Israël. Les députés exhortent le Hamas à reconnaître le droit à l’existence d’Israël et continuent d’appeler, une nouvelle fois, à la réconciliation palestinienne ». Source
La Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, soulignait de son coté que « L’Union européenne n’a jamais aussi clairement exprimé sa vive opposition à l’extension des colonies que dans ses conclusions du 10 décembre dernier. Elle s’oppose tout particulièrement à la mise en œuvre de projets qui compromettent gravement les perspectives d’un règlement négocié du conflit en remettant en cause les possibilités de voir un État palestinien d’un seul tenant et viable se constituer et Jérusalem devenir la capitale de deux États. Fidèle à son principal objectif, c’est-à-dire une solution fondée sur la coexistence de deux États, l’UE suivra de près l’évolution de la situation ainsi que ses répercussions d’une façon générale, et agira en conséquence».Source
Force est de constater la vigueur et l’unanimité de la protestation qui émane, à cette occasion, des instances européennes et des représentants des différents états qui y participent, nonobstant quelques exceptions. Certains diront que cette unanimité est « étrange et douteuse », il n’en demeure pas moins qu’elle est exceptionnelle car, en ce qui concerne le conflit Israël-Palestine, les points de vue exprimés différent généralement et modèrent les résolutions de l’Assemblée européenne sur ce sujet.
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