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Le réseau juif européen pour Israël, pour la paix
et pour la solution à deux Etats

Jewish European network for Israel, for peace
& for the two States solution

Version française (please see English version below)

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Les dirigeants de Otzma Yehudit Itamar Ben-Gvir (à gauche) et Michael Ben Ari lors d'une manifestation dans la ville arabe israélienne d'Umm el-Fahm en juillet 2017
A moins de six semaines de la date des élections, la campagne électorale est véritablement lancée en Israël et le ton est donné. Ce sera une campagne dure.
Deux événements ont marqué l’actualité ces derniers jours et vont la dominer jusqu’aux élections : La création de la liste Kakhol Lavan (Bleu Blanc) et la décision du Conseiller juridique au gouvernement, Avishaï Mandelblit, de mettre en examen Benjamin Netanyahou pour corruption.

Le 21 février, date limite de leur enregistrement, 47 listes ont été déposées pour se présenter aux élections, ce qui constitue un record absolu. Jusqu’à la dernière minute un doute subsistait sur les différents scénarios de fusions possibles entre elles. Et c’est seulement la veille de cette échéance que l’ancien chef d’État-major Beny Gantz, qui a lancé récemment avec Moshé (Boogie) Ya’alon, un autre ancien chef d‘État-major positionné à droite sur le plan sécuritaire mais fermement opposé à Netanyahou dont il a été le ministre de la défense, la liste Hosen l’Ysraël, et Yaïr Lapid, qui dirige le parti centriste Yesh Atid, ont annoncé la fusion de leurs deux mouvements pour créer la liste Kakhol Lavan (Bleu Blanc). Lapid apporte dans « la corbeille de mariage » les structures d’un parti qu’il a créé il y a 7 ans, ce qui manquait à la liste de Gantz. Entre les deux leaders a été acté, en cas de victoire, que Gantz sera Premier ministre pendant deux ans et demi, puis que Lapid, auquel sera échu le poste de ministre des Affaires étrangères, le remplacera jusqu’à la fin de la mandature. Gabi Ashkenazi, un troisième ancien chef d’État-major, qui a été, semble-t-il, l’artisan de cette fusion, les a rejoints dans ce nouveau parti qui, pour la première fois depuis longtemps, menace l’hégémonie du Likoud sur l’échiquier politique israélien.
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de gauche à droite Moshé Ya'alon, Beny Gantz, Yaïr Lapid et Gabi Ashkenazi
Devant ce risque, Benjamin Netanyahou a exercé une très forte pression – en leur promettant notamment deux portefeuilles ministériels dont celui de l’éducation nationale - pour convaincre les partis Habayit Hayehoudi (« La Maison juive ») et Otzma Yehudit (« Puissance juive ») de fusionner. Ce dernier parti est l’héritier du “Kach” le parti créé par le rabbin Méïr Kahana qu’un vote de la Knesset a empêché de se représenter aux élections de 1988 avant d’être interdit après l’assassinat de masse commis pas Baruch Goldstein en 1994 dans la mosquée située dans le Caveau des Patriarches à Hébron. Cette décision qui va conduire à faire entrer des députés « kahanistes », racistes, anti –arabes et homophobes dans la prochaine Knesset horrifie beaucoup de monde en Israël et dans la diaspora. JCall, comme JStreet et beaucoup d’autres organisations juives américaines- dont l’AIPAC, le puissant lobby juif américain qui traditionnellement est proche du Likoud - ou JSpace au Canada, condamnent fermement cette décision qui va à l’encontre des valeurs de tolérance et de justice sur lesquels Israël s’est construit.

L’autre événement a donc été la mise en examen du Premier ministre pour corruption, abus de confiance et fraude sur un des trois dossiers dans lesquels il est impliqué et pour abus de confiance et fraude sur les deux autres. Quel sera l’impact de cette décision sur l’électorat du Likoud ? C’est la question à laquelle pour l’instant personne n’a de réponse mais qui déterminera sans aucun doute le résultat des élections : Assisterons-nous, comme Netanyahou essaie de le susciter, à un réflexe de défense de ses partisans autour de lui pour le soutenir contre ce qu’il appelle « le pouvoir des juges et des médias » ? Ou, au contraire, certains de ses électeurs, plus légitimistes, refuseront-ils de voter pour un candidat qui risque d’être inculpé à l’issue de l’instruction pour corruption et décideront-ils de soutenir éventuellement la liste Kakhol Lavan, lui donnant ainsi la possibilité de constituer une coalition, qui, même minoritaire, pourrait compter sur le soutien externe des « partis arabes » ? Avant cette décision, les sondages donnaient une avance à la liste Kakhol Lavan sur le Likoud (36 mandats contre 30), mais le bloc de droite, avec les partis orthodoxes, restait légèrement majoritaire. Qu’en sera-t-il après la mise en examen du Premier ministre, réponse dans les prochains jours !
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Benjamin Netanyahou et Avishaï Mandelblit

Les « Kahanistes » n’ont pas leur place à la Knesset !

JCall Europe se rallie aux autres organisations juives progressistes en Diaspora, de JStreet aux États-Unis au New Israel Fund, de Americans for Peace Now à JSpace au Canada pour appeler les communautés juives à déclarer que les « Kahanistes » n’avaient pas leur place dans le Parlement israélien.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a aidé à négocier un accord de fusion entre Otzma Yehudit (« la Puissance juive »), un parti d’extrême droite raciste, et le parti national religieux Habayit Hayehudi (« La Maison juive ») pour qu’ils soutiennent le bloc de droite. Otzma Yehudit est la dernière version d’un parti fondé sur les enseignements du rabbin Méïr Kahana, un démagogue raciste. Kach, le parti de Kahana, a été interdit à la Knesset en 1988. Il a été déclaré hors la loi comme une organisation terroriste en Israël en 1994 et est considéré comme tel aux États-Unis, au Canada et dans l’Union Européenne.
La droite israélienne au pouvoir a donc ouvert la porte aux « Kahanistes » pour les intégrer dans le courant politique majoritaire du pays. Cette action s’inscrit dans la continuité des autres actions de ces derniers mois, de l’approbation de la « Loi de l’État-nation » au rapprochement avec des gouvernements étrangers autoritaires, qui ont conduit à l’érosion de la démocratie et de la position d’Israël dans le monde et au sein des communautés juives en Diaspora.

JCall est rassuré que beaucoup d’organisations juives bien établies aient condamné l’action du Premier ministre, de l’Union du Judaïsme Réformé à l’Anti Diffamation Ligue. L’American Jewish Committee et même l’AIPAC – le lobby américain vigoureusement pro-israélien – ont condamné Otzma Yehudit en tant que parti raciste et criminel. Un groupe important de rabbins et d’éducateurs orthodoxes modernes ont publié une violente dénonciation de la Habayit Hayehudi disant qu’« en rejoignant des personnes méprisables qui violent les principes fondamentaux de la Torah, il avait trahi les traditions d’éthique, de justice et de leurs devoirs envers Dieu du sionisme religieux.»
Les Européens juifs se doivent de prendre une position analogue aussi ferme !

JCall Europe
Jeudi 21 mars à 20h30 nous vous invitons à assister à la rencontre co-organisée par la Paix Maintenant et le Cercle Bernard Lazare avec Yossi Beilin, ancien ministre sous les gouvernements Rabin et Barak, artisan de l'Accord d'Oslo et de l'Initiative de Genève et ancien dirigeant du Meretz.

La cafeteria (restauration possible) est ouverte à partir de 19h00 .
Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, 75003 Paris
Réservation : contact@jcall.eu
PAF : 5 euros, gratuit pour les adhérents à jour de cotisation

Par ailleurs nous vous signalons que La Paix Maintenant reçoit conjointement avec le cercle Bernard Lazare Ze'ev Sternhell le jeudi 7 mars à 20h30 au CBL.
Il présentera l’ouvrage collectif “l’Histoire refoulée. La Rocque, les Croix de feu et le fascisme français” dont il a assuré la direction. Il abordera aussi la situation en Israël à la veille d’élections cruciales pour son devenir.
Pour continuer à aider tous ceux qui se battent en Israël à surmonter les peurs et les méfiances réciproques et redonner espoir pour un autre avenir aux deux peuples, nous avons besoin de votre soutien.

English version


Less than six weeks before the elections, the campaign is launched in Israel and the tone has been set. The campaign will be tough. Two significant current events happened these last days and will rule the campaign until the elections: the creation of the Kahol Lavan (Blue White) list and Attorney General Avishai Mandelbit's decision to indict Benjamin Netanyahu on corruption charges.

On February 21st, deadline of their registration, 47 lists were deposited for the elections, which is an absolute record. Until the last minute, a doubt remained on the various scenarios of possible merging of lists. Only the day before, Benny Gantz, former chief of staff of Tsahal, who recently launched with Moshe (Boogie) Ya'alon, also ex chief of staff, who adopts a rightist position on security and served as Minister of Defense under Netanyahu but who is strongly opposed to him, and Yair Lapid, who is the leader of the centrist party Yesh Atid, have announced the merging of both movements in order to create the list Kahol Lavan (Blue White). Lapid brings as "a wedding present" the structures of a party created seven years ago, which were missing in Gantz's list. In case they win, it has been officially recorded that Gantz will be Prime Minister for two years and a half, and that Lapid, who will be named Minister of Foreign Affairs, will then replace him until the end of the parliamentary term. Gabi Ashkenazi, a third former Chief of Staff, who seems to have been the architect of that merging, joined them in this new party which, for the first time in years, threatens the hegemony of the Likud on the Israeli political chessboard.

Facing that risk, Netanyahu has put strong pressure—by promising them two ministerial positions, one of which would be Education— in order to convince the parties Habayit Hayehudi ("The Jewish Home") and Otzma Yehudit ("Jewish Power") to merge together. This last one has succeeded to "Kach", the party created by Rabbi Meir Kanana—who was prevented from running for elections by a Knesset vote—, and banned after the mass murder committed in 1994 by Baruch Goldstein in the mosque inside the Cave of the Patriarchs in Hebron. That decision which will allow racist, anti-Arab and homophobic "Kahanist" deputees into the Knesset horrifies many people in Israel and in the Diaspora. JCall, as well as JStreet and many other American Jewish organizations—including AIPAC, the powerful American Jewish lobby traditionally close To the Likud—strongly condemn that decision which goes against the values of tolerance and justice Israel was built on.

The other event has been the indictment of the Prime Minister on bribery, fraud and breach of trust for one of the three corruption cases he is involved in, and on fraud and breach of trust for the other two cases. Which impact will that decision have on the Likud electors ? For the time being, no one knows the answer to that question, but it will certainly determine the results of the elections. Will Netanyahu's supporters have the self-protective reflex he is trying to call forth, in order to back him up against what he calls "the power of judges and media"? Or, on the contrary, will some of his more legitimistic electors refuse to vote for a candidate who might be charged with corruption at the end of the investigation and decide finally to support the Kahol Lavan list, allowing it to build a minority coalition which could count on the external support of the "Arab parties" ? Before that decision, the polls put the Kahol Lavan list in lead over the Likud (36 mandates against 30) but the right-wing block, with Orthodox parties, was still slightly leading. What will happen after the Prime Minister is indicted ? We will have the answer in the next few days !
Kahanists have no place in the Israeli Parliament !

JCall Europe sides with other progressive Jewish groups in the Diaspora, from Jstreet USA to the New Israel Fund, from Americans for Peace Now to Jspace Canada, in calling Jewish communities to affirm : Kahanists have no place in the Israeli Parliament.

Prime Minister Netanyahu helped broker a deal with Otzma Yehudit, an ultra-right wing racist party to merge with Jewish Home, the national-religious party to support the right-wing bloc. Otzma Yehudit is the latest iteration of a party based on teachings of racist demagogue Meir Kahane. Kahane’s party, Kach, was banned from the Knesset in 1988, was outlawed as a terrorist organization in Israel in 1994 and is considered a terrorist organization by the USA, Canada and the European Union.
The Israeli right wing in government has now opened the door for Kahanists to enter into the political mainstream of the country. This act is in continuity with a number of other actions in recent months from the approval of the nation-state law to the ever closer linkages with foreign authoritarian governments which have led to the erosion of democracy and of the standing of Israel in the world and among world jewry.

Jcall is reassured that so many established Jewish organizations have condemned the Prime Minister’ actions, from the Union of Reform Judaism to the Antidefamation League. The American Jewish Committee and even AIPAC – the strongly pro-Israel American group – have condemned Otzma Yehudit as a racist and reprehensible party. A large group of Modern orthodox rabbis and educators have issued a fierce denunciation claiming that Jewish Home has “betrayed the traditions of religious Zionism of morality, justice and accountability before God by joining with despicable people who violate fundamental principles of the Torah.”
European Jews should take a strong stand along similar lines

JCall Europe

Thursday, March 21st, at 8.30 p.m., we invite you to attend the meeting co-organized by La Paix Maintenant and the Cercle Bernard Lazare with Yossi Beilin, former minister in Rabin and Barak governments, architect of the Oslo Agreement and the Geneva Initiative and former leader of Meretz

Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, 75003 Paris
Reservation: contact@Jcall.eu
Contribution to costs: 5€, free for our members who have paid their fees.
To continue to help all the people in Israel fighting to overcome the fears and the mutual distrusts and to restore hope for a different future in both populations we do need your support.insérer votre texte.

Aidez-nous / Help us

Rejoignez-nous et donnez-nous les moyens de développer notre action.
http://fr.jcall.eu/adhesion

JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, est une initiative de citoyens juifs européens et d'amis d'Israël favorables à la solution « 2 Etats pour 2 Peuples ».
Profondément attachés à l’existence et à la sécurité d’Israël, ils voient dans la poursuite de l’occupation en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est une menace pour l’identité de cet Etat.
Ils sont à l'origine de l'Appel à la Raison lancé au Parlement Européen le 3 mai 2010 et signé depuis par près de 8000 personnes dont Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, (...).

Voir le texte de l’appel et nos informations sur notre site : https://fr.jcall.eu/
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JCall, the European Jewish network for Israel and peace is an initiative of European Jewish citizens and friends of Israel in favor of the solution "two states for two peoples."
Deeply committed to the existence and security of Israel, they see the continuation of the occupation of the West Bank and Arab neighborhoods in East Jerusalem as a threat to the identity of that State.
They are at the origin of the Call to Reason launched at the European Parliament on May the 3rd 2010 and signed by nearly 8,000 people including Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Levy, (...).

See the text of the call and our information on our website: https://en.jcall.eu/

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