Nous sommes catégoriquement opposés à tous les appels au boycott d’Israël. D’une part, de tels appels sont contre-productifs: comme ils sont dépourvus d’effet réel sur la balance commerciale israélienne, ils n’inciteront pas le gouvernement israélien à changer de politique – mais ils risquent de convaincre les citoyens israéliens que tout changement de politique est inutile, puisque «le monde entier est contre eux». Ces appels au boycott ont, par ailleurs, des effets pervers: lorsqu’ils visent, comme c’est de plus en plus le cas, les productions culturelles et intellectuelles et d’Israël, ils affaiblissent les créateurs et les universitaires israéliens qui sont les meilleurs défenseurs des droits des Palestiniens. Enfin, ces appels au boycott reflètent une polarisation malsaine sur l’État d’Israël, qui est le seul État visé par le boycott alors que des États aux pratiques bien plus coupables sont étrangement ignorés par les boycotteurs. 

Posted in: E. Le conflit israélo-palestinien vu d’Europe