J. Kerry : « la paix toujours possible »

(Photo : John Kerry)

 

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a estimé, ce mercredi 13 février, que la paix entre Israël et les Palestiniens était toujours « possible », même si cette perspective s’éloignait, à quelques semaines d’un voyage du président Barack Obama dans la région. « Je crois qu’il existe des possibilités », a déclaré le nouveau ministre américain des Affaires étrangères, lors d’un point de presse aux côtés de son homologue jordanien Nasser Judeh.

 

Après sa prise de fonctions le 1er février, M. Kerry avait réservé ses premiers appels au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au président palestinien Mahmoud Abbas et au président israélien Shimon Peres.

« Il s’agissait de les écouter pour savoir s’ils pensaient ou non que nous pourrions faire quelque chose  pour le processus de paix israélo-palestinien gelé depuis septembre 2010 et qui est censé déboucher sur une solution à deux Etats », a expliqué M. Kerry.

« Nous commençons par écouter pour avoir un premier aperçu des possibilités et pour commencer ensuite à faire des choix (…) Nous voulons explorer toutes les possibilités », a encore dit le chef de la diplomatie américaine, répétant, en guise d’avertissement, que « la fenêtre du possible était en train de se refermer ».

Lors de son audition de confirmation devant le Sénat le 24 janvier, M. Kerry avait prévenu que la solution à deux Etats –Israël aux côtés d’un état palestinien–risquait d’être compromise, tout en assurant qu’il fallait « trouver des moyens d’aller de l’avant ».

Le président Obama doit se rendre en mars en Israël, en Jordanie et en Cisjordanie, mais la Maison Blanche n’a pas fourni de dates précises et encore moins de propositions concrètes pour ce voyage, qui sera le premier de M. Obama en Israël depuis qu’il a été élu en novembre 2008.

« Tout le monde comprend que les Etats-Unis sont l’entité indispensable pour le processus (de paix). Je comprends cela, le président le comprend », a dit M. Kerry, ajoutant que « le président n’était pas prêt à l’heure actuelle à faire plus qu’écouter toutes les parties ».

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