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Les leçons d’Oslo

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Cette semaine marque le vingtième anniversaire des accords d’Oslo. Le rejet que leur évocation inspire aujourd’hui au sein de la majorité des populations israélienne et palestinienne est à la mesure de l’immense espoir qu’ils avaient suscité à leur signature.

Il est facile de dire aujourd’hui, rétroactivement, que ce processus d’Oslo était voué à l’échec, compte tenu des nombreuses ambiguïtés sur lesquelles il reposait. Mais à l’époque, au sortir de la première Intifada, ces accords ont marqué un tournant dans la stratégie des deux adversaires qui, en se reconnaissant mutuellement, venaient ainsi affirmer pour la première fois la possibilité d’une solution politique afin de mettre fin au conflit.

Pour le tandem Rabin-Peres au pouvoir en Israël, ils étaient le résultat de leur prise de conscience que la force ne pourrait pas éteindre la volonté d’indépendance des Palestiniens. Deux acquis importants restent néanmoins de ces accords :

– La création d’une Autorité palestinienne qui a obtenu, depuis, la reconnaissance de la quasi-totalité des pays du monde

– La fin du rêve du Grand Israël comme programme de tous les partis politiques israéliens un tant soit peu responsables

Nous laisserons aux historiens le soin de définir les responsabilités de chacun dans l’échec de ces accords pour essayer d’en tirer les principaux enseignements si l’on veut s’atteler sérieusement à la résolution définitive du conflit.

Tout d’abord, ce n’est pas parce que, jusqu’à présent, ces négociations n’ont pas abouti qu’il faut renoncer à la perspective de voir un jour la mise en place de la solution à deux États. Le faire serait, à plus ou moins court terme, entériner la fin d’Israël comme État démocratique avec une majorité juive et condamner les Palestiniens à ne jamais voir la création de leur État.

Ensuite, pour s’assurer de l’adhésion populaire indispensable à l’aboutissement d’un accord, toute négociation doit viser à définir le statut final de la solution en n’occultant aucune des questions difficiles du litige, même si sa mise en œuvre se fera par étapes.

Enfin un tiers reconnu et accepté par les deux camps doit veiller au bon déroulement des négociations dans le cadre d’un calendrier contraignant et contrôlé.

Il semble que les négociateurs qui ont repris leurs pourparlers depuis quelques semaines, sous l’égide américaine, aient appris de ces erreurs passées et soient conscients du danger qui les guette en cas de nouvel échec. Chacun dans son camp connaît le poids de ses propres extrémistes qui se tiennent prêts à faire échouer ce processus dès lors où il abordera les questions difficiles.

Aujourd’hui, les dirigeants palestiniens et israéliens connaissent bien les lignes rouges de chacun. La seule question est de savoir s’ils auront le courage politique nécessaire pour les décisions qu’ils doivent prendre afin de faire les compromis indispensables à une solution du conflit.

JCall a été créé pour affirmer qu’une solution raisonnable du conflit est possible. Au moment crucial, nous serons présents pour nous joindre au camp des forces modérées au sein du peuple juif et en Israël qui se rassemblera pour faire gagner la paix.

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