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Le réseau juif européen pour Israël, pour la paix
et pour la solution à deux Etats

Jewish European network for Israel, for peace
& for the two States solution

Version française (please see English version below)

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A moins de deux mois des élections israéliennes, la situation des listes en compétition commence à s’éclaircir et l’on peut imaginer les différents scénarios possibles de rapprochement entre elles. Sur la vingtaine de listes existantes aujourd’hui, quelques unes, selon tous les sondages, ne dépasseront pas le seuil électoral de 3,25 % correspondant à l’élection de quatre députés. Il est donc probable que jusqu’au 21 février, date limite de dépôt des listes, on assiste à des fusions de certaines d’entre elles. Puis les combinaisons pour constituer la future coalition qui dirigera le pays après le 9 avril dépendront des résultats. Les sondages effectués régulièrement, à la demande des différents médias et des partis politiques, permettent à chacune des listes de mesurer son poids dans l’opinion et de mieux marchander sa place au sein des différents scénarios de rapprochement.

Cette semaine a été marquée par les primaires au sein des partis de gauche Avoda et Meretz qui ont suivi celles du Likoud. Seuls ces 3 partis choisissent ainsi leur liste par un vote démocratique, les autres laissant à leurs dirigeants et à leurs bureaux politiques le soin de la constituer. Avec une relative bonne participation de ses électeurs au vote (33000 sur les 60000 inscrits) le parti travailliste, que l’on donnait pour moribond, a retrouvé un nouvel élan ; d’autant plus que le résultat obtenu avec une liste rajeunie comprenant 3 femmes et 3 juifs d’origine orientale sur les 6 premiers candidats donne un coup de vieux au Likoud. En effet, en opposition avec l’image traditionnelle de ce parti prétendant représenter les couches défavorisées d’origine plutôt orientale, les électeurs du Likoud ont désigné dans des primaires entachées de nombreuses irrégularités, avec dans certaines circonscriptions plus de votants pour certains candidats que d’inscrits, une liste constituée majoritairement d’hommes d’origine ashkénaze.

Nous suivrons attentivement cette campagne qui s’annonce rude et vous informerons régulièrement sur la page que nos consacrons à ces élections sur notre site de ses développements et vous communiquerons les derniers sondages.

Le Premier ministre qui joue dans ses élections son avenir personnel, espérant être plébiscité par une majorité d’électeurs pour éviter une suite judiciaire aux différentes affaires dans lesquels il est impliqué, multiplie différentes initiatives sur la scène internationale pour renforcer son image. C’est ainsi qu’il accueillera, après avoir participé au sommet sur le Proche Orient qui s’est tenu à Varsovie, une rencontre des dirigeants du groupe de Visegrad. Giorgio Gomel, responsable de JCall Italie, réagit à cette initiative.

Les 18 et 19 février, le premier ministre israélien organise une réunion du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). Le sommet, qui succède aux visites en Israël des ministres italien et autrichien et de membres éminents des partis conservateurs et nationalistes, nous conduit, en tant que Juifs européens fortement engagés dans la défense de la démocratie, du pluralisme et des droits des minorités, à adopter une position ferme contre la posture du gouvernement israélien à l'égard des partis et des mouvements de droite en Europe et ailleurs dans le monde. Un comportement amical, ainsi que le soutien des partis de droite opposés à l'Islam semblent séduire Israël, même lorsque ces partis affichent des idées antisémites bien ancrées.

Israël défend ses propres intérêts géopolitiques. Il a tout intérêt à diviser et à fracturer les positions communes de l'UE concernant le conflit israélo-palestinien et les relations avec l'Iran, de l'accord nucléaire aux ambitions hégémoniques iraniennes au Moyen Orient. De plus, nous voyons une affinité idéologique évidente entre le Likoud et les partis d'Europe qui chantent les louanges de l'identité ethnique, du rejet des immigrants et de l'intolérance à l'égard des minorités.
Cette stratégie est contre-productive car l'Europe est le premier partenaire commercial d'Israël et le plus important bailleur de fonds pour la recherche dans les universités et les entreprises. Une Europe dangereuse devenue la proie de l'ethno-nationalisme et dominée par le Rassemblement National de Le Pen, le Fisesz d'Orban et la Lega de Salvini serait très néfaste pour Israël.

Le gouvernement israélien se targue souvent de représenter le judaïsme mondial et de chercher à le protéger de la discrimination et de l'antisémitisme. Il prétend souvent agir au nom et dans l'intérêt du peuple juif tout entier, comme il l'a fait lors des horribles tueries de l'école juive de Toulouse ou du musée juif de Bruxelles. Mais il ignore ou tient pour négligeables les opinions et les positions des Juifs de la Diaspora. Ces deux dernières années, les organisations juives de la Diaspora n'ont cessé d'exprimer leurs vives inquiétudes lors des marches racistes en Virginie, du massacre de Pittsburgh, de la cabale anti-juive contre George Soros en Hongrie et de la montée de l'extrême-droite en Allemagne. Mais le gouvernement israélien est resté silencieux.

Comme le dit dans un article publié dans Haaretz le 5 février Mordechai Kremnitzer, professeur émérite à la faculté de droit de l’Université de Jérusalem et expert au sein de l’Institut Israélien pour la Démocratie : "Et si les Israéliens veulent voir jusqu'où nous pouvons aller si ces courants perdurent, la Hongrie et la Pologne en sont des exemples pertinents. Le pouvoir judiciaire, les médias, la société civile, l'université et les institutions culturelles ont tous perdu leur indépendance à un degré extrême, ainsi que leur capacité à critiquer le gouvernement. Ce qui passe pour une révolution du peuple et pour le peuple n'est rien d'autre qu'une révolution du gouvernement pour le bénéfice de ceux qui sont au pouvoir, dans le but de leur accorder une liberté illimitée aux dépens des libertés civiques, et la suppression pure et simple de la liberté d'expression, sans laquelle les élections n'ont plus de sens… Le gouvernement qui brandit l'étendard du caratère juif d'Israël aliène les Juifs de la Diaspora en prêtant main-forte au camp anti-libéral, dont les victimes sont des groupes minoritaires comme les Juifs. En même temps, le gouvernement accorde une légitimité juive aux régimes nationalistes autoritaires à caractère franchement antisémite."

Nous soutenons le Président Reuven Rivlin qui a récemment déclaré:
"Le néo-fascisme est absolument incompatible avec les principes et les valeurs sur lesquels s'est fondé l'État d'Israël… Le fait que le Président d'Israël dise aux mouvements néo-fascistes "vous êtes persona non grata dans l'État d'Israël" est une manière concrète de combattre l'antisémitisme."

Nous sommes également d'accord avec Pinchas Goldschmidt, président de la conférence des rabbins européens, qui lors d'une séance à la Knesset, a appelé Israël à mettre un terme à ses relations avec les partis d'extrême droite en Europe, malgré leur position sur l'État d'Israël. "Si un parti est intrinsèquement raciste, intolérant à l'égard de grandes parties de la société et hostile aux minorités, si les Juifs ne sont pas sa cible aujourd'hui, ils le deviendront dans un proche avenir."

Une stratégie beaucoup plus sûre pour le présent et le futur des Juifs, qui est aussi conforme aux valeurs éthiques et sociales ancrées dans la tradition juive, consiste à s'engager dans le combat contre le racisme et la discrimination de minorités faibles et marginalisées, indépendamment de leur appartenance ethnique et de leur foi religieuse. Les Juifs ont tout intérêt à combattre la discrimination même quand elle ne les touche pas directement, et à œuvrer pour une société ouverte et pluraliste, dans laquelle différentes identités (de minorités, en particulier) sont respectées et légitimées. L'histoire troublée du peuple juif montre que le racisme, l'exclusion sociale et la discrimination religieuse sont le terreau de la haine contre les Juifs.

Giorgio Gomel
JCall Italie
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JCall rejoint l’appel lancé par quatorze partis politiques à manifester contre l’antisémitisme mardi 19 février à 19 heures place de la République à Paris.

« Les actes antisémites se sont dramatiquement multipliés au cours de l’année 2018. Ça suffit ! »
L’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit. Il est redevenu une incitation au meurtre.
Ilan Halimi, les enfants de l’école Ozar Hatorah, les victimes de l’Hyper Cacher, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous ont été assassinés, parfois torturés, parce que Juifs. Ça suffit !

Nous sommes tous concernés. L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs. Il est l’affaire de la Nation toute entière
.
Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n’accepterons la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Français à se réunir dans toutes les villes de France pour dire ensemble : Non l’antisémitisme ce n’est pas la France.
Jeudi 21 février à 20h30 nous vous invitons à assister à la réunion co-organisée par la Paix Maintenant et le Cercle Bernard Lazare sur les élections en Israël avec la participation de Tamar Sebok, journaliste et correspondante à Paris du Yediot Aharonot.

La cafeteria (restauration possible) est ouverte à partir de 19h00 .
Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, 75003 Paris
Réservation : contact@jcall.eu
PAF : 5 euros, gratuit pour les adhérents à jour de cotisation
Pour continuer à aider tous ceux qui se battent en Israël à surmonter les peurs et les méfiances réciproques et redonner espoir pour un autre avenir aux deux peuples, nous avons besoin de votre soutien.

English version


Less than two months before Israeli elections, the situation of competing lists is clarifying, and we can anticipate various possible scenarios of merging between them. Among the twenty existing lists today, a few of them, according to the polls, will barely reach the electoral level of 3,25% equivalent to the election of 4 deputees. Several of them will probably merge till February 21st, deadline of the submission of the lists. After that, depending on the results, will take place the schemes necessary to set up the coalition which will lead the country after April 9th. The polls conducted regularly at the request of different medias and political parties, allow each of the lists to measure its impact on the public opinion and to better negotiate its position within the various scenarios of merging.

This week have been marked by the primaries of leftist parties Avoda and Meretz , after the Likud primaries. These 3 parties alone choose their list through a democratic vote, the other ones leave to their leaders and party executives the task of building it up. With a relatively good participation of its voters (33000 out of 60000) the Labour party, believed to be on life support, found a renewed momentum; the more so since the results achieved, with a younger list composed of 3 women and 3 Oriental Jews among the first six candidates, make the Likud look older. As a matter of fact, the Likud electors, contradicting the traditional image of a party pretending to represent the disadvantaged sectors of society, mostly of Oriental origin, the Likud electors have chosen in primaries seriously flawed, with, in certain constituencies, more voters than registered ones, a list composed mainly of men of Ashkenaze background.

We will follow carefully this campaign which is expected to be tough and we will inform you regularly on the special page devoted to these elections on our website of its developments. We will also give you the results of the last polls.

The Prime Minister who is staking his private future in these elections, hoping to be elected by an overwhelming majority in order to avoid the court action taken in the various cases he is involved in, is multiplying initiatives on the international scene in order to strengthen his image. This is why he will host, after having participated to the summit on the Middle East in Warsaw, a meeting of the Visegrad "Alliance". Giorgio Gomel, reponsible for JCall Italia, reacts to that initiative.
On February 18 and 19 in Jerusalem the Israeli Prime Minister will host a meeting of the Visegrad alliance of countries (Hungary, Poland, Czech Republic and Slovakia). This summit, following the recent visits to Israel by Italian and Austrian ministers and prominent members of nationalist and conservative parties, prompts us, as European Jews strongly committed to the defense of democracy, pluralism and minority rights, to take a strong stand against the Israeli government’ posture vis-à- vis right-wing parties and movements in Europe and elsewhere in the world. Friendly attitudes and even the support of right-wing parties opposed to Islam seem to be a seductive proposition for Israel, even when in such parties there are deeply entrenched anti-Semitic views.

Israel pursues its own geopolitical interests. There is a clear Israeli interest in dividing and fracturing the EU common positions regarding the Israeli-Palestinian conflict and relationships with Iran from the nuclear deal to the Iranian hegemonic ambitions in the Middle East. In addition, we see an evident ideological affinity between the Likud and parties in Europe which extoll ethnic identities, the rejection of immigrants and intolerance of minorities.
This strategy is self-defeating as Europe is Israel’s first trade partner and biggest funder of research conducted in Israeli universities and firms. A dangerous Europe beset by ethno-nationalism and dominated by Le Pen’s Front national, Orban’s Fidesz or Salvini’s Lega would not be beneficial at all to Israel.

The Israeli government often claims to represent world Jewry and seeks to protect it from discrimination and anti-Semitism. Often, it pretends to act in the name and for the sake of the whole Jewish people, as happened in the hideous killings at the Jewish school in Toulouse or the Jewish Museum in Bruxelles. But it ignores or considers irrelevant opinions and stances of Diaspora Jews. In the last two years the racist marches in Virginia and the mass Killings in Pittsburgh, the anti-Jewish rhetoric unleashed against George Soros in Hungary and the rise of the extreme right in Germany were all instances which occurred against the backdrop of serious concerns voiced by Jewish organizations in the Diaspora. Yet, in all instances, the Israeli government kept silent.

As Mordechai Kremnitzer, professor emeritus of the Faculty of law at the Hebrew University of Jerusalem and expert in the Israeli Democracy Institute, argues in an article published in Haaretz on February, 5, “ And if Israelis want to see just how far we can go if these trends continue – Hungary and Poland can serve as relevant examples. The judiciary, the media, civil society groups, academia and cultural institutions have all lost their independence to an extreme degree, along with their ability to criticize the government. What passes for a revolution of the people and for the people is nothing more than a government revolution for the benefit of those in power, in order to allow them unlimited freedom at the expense of civil liberties, and the crushing of freedom of expression, without which elections are meaningless……. The government that holds aloft the banner of Israel’s Jewish character is actually alienating Jews in the Diaspora by lending a hand to the anti-liberal camp, whose victims are minority groups like the Jews. At the same time, the government gives Jewish legitimacy to authoritarian nationalistic regimes with clear anti-Semitic hallmarks .”

We side with President Reuven Rivlin who has recently stated that “neo fascism is absolutely incompatible with the principles and values on which the State of Israel was founded… The fact that the President of Israel says to neo fascist movements “you are persona non grata in the State of Israel” is a statement that fights anti Semitism in a concrete way.

We also agree with the President of the Conference of European Rabbis Pinchas Goldschmidt who in a hearing at the Israeli Parliament called on Israel to end its engagement with far-right parties in Europe, regardless of their position on the Jewish state. He added “If a party is intrinsically racist, bigoted against large parts of society and intolerant of minorities, if Jews are not the target now, they will be in the near future,”

A much safer strategy for the present and future of the Jews, one that is also in keeping with the ethical and social values embedded in the Jewish tradition, is to commit to combating racism and discrimination against other weak and marginalized minorities, irrespective of ethnicity and religious creed. There is indeed an objective interest of Jews in fighting discrimination even when it does not hurt them directly and immediately and in striving towards an open and pluralistic society in which different identities, particularly of minorities, are respected and legitimized. The troubled history of the Jewish people shows that racism, social exclusion and religious discrimination more often than not also carry with them the seeds of anti-Jewish hate.

Giorgio Gomel
JCall Italy
JCall joins the appeal launched by fourteen political parties to demonstrate against antisemitism, Tuesday February 19th, at 7 p.m., place de la République in Paris.

All us feel involved. Antisemitism is no concern of Jews. It is the concern of the whole Nation.
We carry different orientations in the public debate, but we have in common the Republic. We will never accept the normalization of hate. This why we call all French people to gather in all cities of France to say together: No, antisemitism is not France.
(excerpt of the appeal

Thursday, February 21st, at 8.30 p.m., we invite you to attend the meeting co-organized by La paix maintenant and the Cercle Bernard Lazare on the Israeli elections, with Tamar Sebok, journalist and Paris correspondent of Yediot Aharonot.

Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint Claude, 75003 Paris
Reservation: contact@Jcall.eu
Contribution to costs: 5€, free for our members who have paid their fees.
To continue to help all the people in Israel fighting to overcome the fears and the mutual distrusts and to restore hope for a different future in both populations we do need your support.insérer votre texte.

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JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, est une initiative de citoyens juifs européens et d'amis d'Israël favorables à la solution « 2 Etats pour 2 Peuples ».
Profondément attachés à l’existence et à la sécurité d’Israël, ils voient dans la poursuite de l’occupation en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est une menace pour l’identité de cet Etat.
Ils sont à l'origine de l'Appel à la Raison lancé au Parlement Européen le 3 mai 2010 et signé depuis par près de 8000 personnes dont Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, (...).

Voir le texte de l’appel et nos informations sur notre site : https://fr.jcall.eu/
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JCall, the European Jewish network for Israel and peace is an initiative of European Jewish citizens and friends of Israel in favor of the solution "two states for two peoples."
Deeply committed to the existence and security of Israel, they see the continuation of the occupation of the West Bank and Arab neighborhoods in East Jerusalem as a threat to the identity of that State.
They are at the origin of the Call to Reason launched at the European Parliament on May the 3rd 2010 and signed by nearly 8,000 people including Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Levy, (...).

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