Le document rendu public le 1er décembre 2003 par l’Initiative de Genève repose sur la coexistence de deux États indépendants, l’État d’Israël et l’État de Palestine, qui entretiendront des relations diplomatiques pleines et entières, chacun reconnaissant la souveraineté et l’intégrité territoriale de son voisin, avec des dispositions spécifiques pour assurer la sécurité de l’État d’Israël. Les frontières seront basées sur les lignes de 1967 (la «ligne verte»), avec des ajustements mineurs se traduisant par un échange de territoires équivalents en superficie. Du fait de ces ajustements, la grande majorité des Israéliens vivant aujourd’hui au-delà de la «ligne verte» n’auront pas à être délogés, la portion de territoire où ils se trouvent devenant partie intégrante d’Israël. La ville de Jérusalem fera l’objet d’un accord spécifique, aux termes duquel chacun des deux États y aura sa capitale – l’État Israël dans la Jérusalem juive, l’État de Palestine dans la Jérusalem arabe. Les réfugiés palestiniens pourront choisir de s’établir définitivement dans le futur État de Palestine, et ils recevront en outre des indemnités; s’ils souhaitent s’établir dans des pays tiers, y compris Israël, ce sera aux pays d’accueil d’en décider souverainement. L’accord ainsi conclu mettra un terme définitif à toute revendication, territoriale ou autre, entre les deux parties.

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