La proximité géographique et les liens historiques font que les pays européens sont bien placés pour servir d’intermédiaires entre Israéliens et Palestiniens, et pour gérer ensuite un programme international visant à édifier un Proche-Orient stable et pacifique. De plus, une pleine association de l’État d’Israël et du futur État de Palestine à la sphère européenne offrira de nouvelles perspectives de développement à la région dans son ensemble. Cependant, pour qu’un tel projet voie le jour, il faut que l’Europe et ses Etats membres se gardent de jouer les donneurs de leçons, car on ne peut contribuer aux négociations si l’on n’a pas la confiance des deux parties. Ce qu’il faut aux peuples du Proche-Orient, ce ne sont pas des propos moralisateurs ni des discours de dénonciation, mais des perspectives porteuses d’un avenir partagé. Telle devrait être la tâche de la diplomatie européenne.

Posted in: E. Le conflit israélo-palestinien vu d’Europe