JCall soutient la tenue de la Conférence de Paris sur le Proche-Orient et réprouve le vote de la France à l’Unesco.

 

JCall soutient la tenue le 30 mai prochain de la Conférence de Paris sur le Proche-Orient, particulièrement bienvenue compte tenu du blocage persistant du processus de paix qui a pour effet la perpétuation d’un statu quo mortifère.

JCall rappelle qu’un règlement sur la base de la solution à 2 Etats est soutenu, selon tous les sondages, par une majorité d’Israéliens et de Palestiniens. Il est donc possible, sous réserve d’une mobilisation de la communauté internationale et d’une véritable volonté politique chez les Israéliens et les Palestiniens. A ce titre, JCall ne peut que déplorer la réaction négative du gouvernement israélien.

Les éléments en sont connus au moins depuis le début des années 2000, avec les «paramètres Clinton» et les «négociations de Taba». Ces éléments ont été ensuite formalisés, au terme de deux ans de négociations, par un groupe de travail connu sous le nom d’Initiative de Genève, composé d’Israéliens et de Palestiniens ayant exercé de hautes responsabilités dans leurs sociétés respectives. La plupart de ces éléments se retrouvent dans l’Initiative arabe de paix lancée par l’Arabie Saoudite en 2002, endossée par la Ligue arabe en 2005, précisée en 2013 pour intégrer explicitement la nécessité d’une solution négociée à la question des réfugiés.

JCall espère, comme le Ministre des Affaires étrangères et du développement international Jean-Marc Ayrault l’a explicitement souhaité, que la Conférence de Paris permettra de poser les bases d’une reprise rapide du dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens, condition sine qua non à un règlement du conflit.

C’est autour de ces axes que s’articulent les démarches diplomatiques responsables et réellement constructives, contrairement aux appels de ceux qui voudraient voir la communauté internationale – ou, à défaut, le gouvernement de leur pays – adopter des positions anti-israéliennes.

A cet égard, la récente adoption par une instance politique de l’Unesco – avec les voix de la France, mais également de la Russie et de trois autres membres de l’Union Européenne: l’Espagne, la Slovénie et la Suède – d’un texte niant la réalité des liens entre le peuple juif et Jérusalem, à l’encontre de toute vérité historique, est l’exact exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

 

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